Condamnation d’Organix: quel marketing pour la cosmétique naturelle?

Ou comment le marketing se doit d’être responsable. Vous ne le savez pas encore, mais je suis en général à l’affut des informations disponibles sur le marché américain de la cosmétique, car c’est un marché très mûr dont la plupart des tendences influencent les modes de consommation européens. Ainsi, la plupart des Youtubers américains reconnus sont suivis par les consommateurs européens qui tentent de s’approprier leurs produits. Je vais donc assez souvent vous parler d’entreprises qui, sur le marché américain, sont plus ou moins connues, mais dont les aventures pourraient tout à fait être transposées en Europe à des entreprises européennes. 

Vogue International est une entreprise américaine qui possède plusieurs marques de produits de beauté, et en particulier de produits capillaires. L’une d’elles, nommée Organix, a opté pour des packagings vantant le mérite d’une formulation naturelle, à base de beurre de karité, d’huile d’argan… Ces ingrédients sont perçus de manière favorable par les consommateurs et ils permettent en général aux entreprises d’effectuer leur brand building et de se construire une réputation de meilleur corporate citizen que son concurrent. D’autant que nombre de consommateurs sont prêts à payer plus sur les marchés occidentaux, afin d’accéder à un produit de meilleure qualité. 

Au niveau des gammes de produits, ça peut donner ça:

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Oui mais voilà, fin août 2013, l’entreprise est poursuivie par des consommateurs américains par l’intermédiaire d’une "Class Action lawsuit", un outil de droit très anglosaxon qui permet à un ensemble de personnes de poursuivre en justice une organisation afin de perçevoir le versement de dommages et intérêts. 

Pourquoi?  Publicité mensongères et pratiques commerciales trompeuses. En effet, avec un nom comme celui d’Organix, le consommateur pense avoir à faire à un produit aux ingrédients naturels, ce qui n’est absolument pas le cas dans le cas d’Organix. Ce qui aura coûté 6,5M de dollars à l’entreprise en dommages et intérêts, mais un vieux moine shaolin unijambiste m’a un jour dit que rien ne vaut un coup au portefeuille pour faire entrer plus vite les leçons.

Cet example est pour le moins intéressant dans le climat américain, et je me permets de bien entendu souligner pour le consommateur que tu es, que les marques européennes jouant le jeu du produit naturel le font en général certifier. En Europe, il existe toute une gamme de certifications, et nous y reviendrons une prochaine fois, elles sont là pour indiquer des signaux pour simplifier la compréhension du consommateur. Mais cependant, nos propres entreprises devraient faire attention: le consommateur manquant souvent d’information pour pouvoir choisir son produit, adopter des pratiques de marketing du genre est un comportement à risque qui pourrait, dans le future, coûter cher. 

Vegan Makeup: décrypter la composition d’un OCC Lip Tar

Voilà la suite de http://nottilus.wordpress.com/2013/08/22/les-produits-naturels-entre-mythe-et-realite/

Alors voilà, des mentions "Vegan" dans les marques de maquillage, on les a vu dernièrement fleurir. Est-ce que les marques s’adaptent? Ou est-ce leur volonté de se différencier de faire grandir leur crédit auprès des consommateurs qui les pousse à mentionner leur "Vegan attitude"?

Tout d’abord, des marques connues telles que Urban Decay et Tarte font parties de mes cibles lorsque j’évoque la question du développement des mentions VEGAN.  Si je me souviens bien, le tout premier produit que j’ai vu sur le marché avec une telle mention est le OCC Lip Tar, un excellent produit à lèvres, au début destiné à l’usage des professionnels, mais qui s’est rapidement pourvu de toute une gamme de couleurs magnifiques pour le plus grand plaisir du grand public. Par la suite, en tappant sur Google les mots "vegan make-up", on tombe directement sur la page d’Urban Decay et de Tarte cosmetics, deux grandes marques indépendantes US.
Assez étrangement, je connais les deux marques depuis des années, et je n’avais pas vraiment conscience qu’elles s’étaient positionné sur le créneau des marques VEGAN.

Commençons par jeter un oeil au Lip Tar de OCC Cosmetics. Lorsque ces bijoux ont débarqué sur le marché américain, portés par les bloggers les plus renommés, ils n’existaient que dans trois coloris primaires + le transparent. C’était l’un des premier produits à la fois glossy, couvrant, ne collant pas, ne se décrivant pas d’ailleurs tout à fait comme un rouge à lèvres liquide.

From secretofagoodgirl.com

From secretofagoodgirl.com

Sa composition est la suivante:

Ricinus Communis Seed Oil: L’huile de graine de ricin est un produit naturel, on la retrouve aussi sous le nom de "Castor Oil" en anglais. Il faut savoir que cette huile est l’une des plus utilisées, que ce soit en cosmétique traditionnelle ou naturelle, afin de confectionner les produits à lèvres. Voilà quoi ressemblent les graines. Cette huile est composée à 85% d’acide ricinoléique, un acide gras à chaine longue formé de 18 atomes de carbone.
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Cannabis Sativa (Hemp) Oil: ou huile de graines de chanvre. Cette huile, contenant peu d’antioxydants et de vitamines, Côté THC, les fameuses molécules psychotropes que l’on trouve dans le cannabis, il n’y en a que très peu dans cette huile. Cette huile est connue pour être un soin pour la peau.

Mentha X Peprita (Peppermint) Oil: ou huile de mnthe poivrée. Ici, un ingrédient également d’origine naturelle. Avec son odeur et son goût prononcés, cette huile essentielle est avant tout connue pour être utilisée par exemple dans le dentifrice. Elle est composée de menthol et de menthone, et elle laisse dans la bouche une grande fraicheur.

Tocopherol Acetate (Vitamin E):  La vitamine E est utilisée dans les produits de soin naturels afin de jouer le rôle d’agent anti-rancissement antioxydant dans les produits gras, ce qui est ici le cas.  Ce qu’il faut noter, c’est qu’elle existe sous plusieurs formes, naturelle ou synthétique. Au vu de la notation, on est dans l’incapacité de savoir ici si la vitamine E utilisée est naturelle ou non. A venir très bientôt une fiche sur cet élément très présent dans l’industrie cosmétique.
Stearalkonium Hectorite: c’est un agent de suspension qui facilite la dispersion des solides dans du liquide. C’est un produit synthétisé à partir de Stearalkonium chloride.
Propylene Carbonate: ou carbonate de propylène, famille des esters de carbonate C4H6O3, d’origine synthétique, agit comme un solvant qui permet également de contrôler la viscosité d’un produit.

Au final, comme vous le constatez, être VEGAN pour OCC, c’est avant tout de ne pas utiliser d’ingrédients issus de l’animal et de ne pas faire de tests cosmétiques sur les animaux lors des tests de toxicité produit. L’entreprise utilise des produits synthétiques. Après, à vous de faire votre choix. Certaines personnes veulent que leurs produits soient 100% non issus de la chimie, et c’est le cas de certains amis Vegan à moi. Attention alors, vous aurez beaucoup de mal à savoir si certains ingrédients sont ou non d’origine synthétique.
De plus, il est à noter que la dychotomie synthétique = mauvais, naturel = bon, ne s’applique pas en chimie. Certains produits naturels comportent des risques pour la santé, et certains produits qui sont synthétisés ne sont pas dangereux. Après, à vous de faire votre choix et de vous informer si ces questions vous tarabustent.  De mon côté, je trouve la composition des Lip Tar honnête avec une très belle qualité de produit fini qui n’a rien à envier à des produits abusant de produits à risques.
Pour terminer, et sans vouloir jeter la pierre , si l’on regarde d’un peu plus près les produits développés par des marques comme Urban Decay ou Tarte, on se rend compte que les entreprises surfent sur la vague de la popularité des produits naturels car on associe Vegan à naturel, alors que la composition de bon nombre de leurs produits pose quelques problèmes. Je vous promets un billet un peu plus détaillé de ce côté là, mais sachez qu’en termes de composition, on est beaucoup plus loin des ingrédients naturels que ce que OCC peut proposer.

Vegan Makeup : aux origines étaient les ingrédients issus de l’animal

Hi!

Chose promise, chose due. On entend de plus en plus parler du mouvement Vegan en France. Les Vegan ou végétaliens en français dans le texte, sont des personnes faisant le choix d’exclure de leur alimentation tout ce qui est issu de l’animal. Bien entendu, la viande, le poisson, mais aussi les oeufs, le beurre, le lait. Souvent forme de militantisme, le mouvement Vegan se veut défenseur des animaux et en refuse toute forme d’exploitation. Ainsi, les personnes adeptes refusent également le cuir dans la mode textile, les ingrédients à base de protéines animales… Le mouvement, qui tend à se démocratiser en France au même titre que le mouvement végétarien, est beaucoup plus connu et mieux accepté dans d’autres pays européens, comme les pays du nord, dans lesquels les magasins se sont pourvus de nombreux substituts afin de satisfaire cette clientèle exigente.

Le but de mon billet n’est pas de porter de jugement mais plutôt d’expliquer, et autant que faire se peut, de décrypter ce qui se cache derrière quelque chose d’assez nouveau: le maquillage VEGAN. Au premier épisode aujourd’hui: pourquoi notre maquillage traditionnel n’est-il PAS Vegan.

Vous n’êtes pas sans savoir que bons nombres d’ingrédients utilisés afin de formuler des cosmétiques sont issus de l’animal.
Le plus connu est le carmin, un colorant rouge destiné aux industries textile, alimentaire et cosmétique. On tire le carmin ou rouge cochenille, colorant naturel, en broyant le Dactylopius Coccus, une cochenille vivant en Amérique du Sud. Le Pérou en est d’ailleurs le premier producteur (http://www.sciencepresse.qc.ca/). Les chenilles femelles sont récoltées sur les figues de Barbarie, avant d’être séchées au soleil. On ébouillante ensuite les insectes puis on filtre la préparation pour récupérer les résidus carmins ainsi formés. Tout en étant naturelle, la couleur ainsi obtenue pose quelques problèmes d’éthique vis-à-vis des animaux, et beaucoup de marques de produits naturels ont également bani l’usage du carmin.

Le carmin n’est cependant pas le seul produit d’origine animale existant en cosmétique. On citera pèle-mèle dans une liste non exhaustive la lanoline, certains acides et alcool oléiques ou encore la cire d’abeille.
Avez-vous déjà frotté énergiquement un mouton? Je vous rassure, moi non plus. Mais on peut supposer que si le faites, vous aurez les mains grasses d’un gras produit naturellement par les cellules cébacées du mouton. En se mélangeant à la laine, cette graisse permet à l’animal une meilleure isolation du froid. Lorsque l’on récolte la laine du mouton, on récupère cette substance qui est à l’origine de plusieurs produits dérivés aux propriétés émulsifiantes et émollientes. C’est la lanoline et ses dérivés. La lanoline est un produit vraiment complexe, il comprend de nombreux esters, en général 97% du poids du produit, et des acides de lanoline, des alcools de lanoline… On en trouve des substituts végétaux proposés par les entreprises, par exemple à base de tournesol.

Les acides et alcools oléiques sont un parfait example de la complexité des matières premières cosmétiques. L’acide oléique est un acide gras avec une chaine composée de pas moins de 18 atomes de carbone. Son nom vient de l’huile d’olive, qui en comprend entre 55% et 80%. Mais on le retrouve également dans le saindoux, les graisses de canard, de mouton, de boeuf, avec une plus ou moins grande concentration. En lisant sur une étiquette la simple mention en anglais "Oleyl Alcohol", et bien on peut en déduire… Euh… Pas grand chose en fait. On ne sait rien de cette molécule, de son origine qui peut être très diverse.

Terminons avec la cire d’abeille. Cet ingrédient est utilisé comme une cire conventionnelle, c’est à dire pour durcir le produit proposé, par exemple les baumes à lèvres. La petite spécificité de la cire d’abeille tient peut-être à son pouvoir de dispersion des colorants. En tout cas, qu’elle soit jaune ou blanche, elle aussi est issue de l’animal.

Source: abeilles.apiculture.free.fr

Source: abeilles.apiculture.free.fr

Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive, je vous épargne les graisses de baleine riches en collagène qui étaient utilisées par le passé dans l’industrie cosmétique. Quoiqu’il en soit, vous le comprendrez, se maquiller pour l’ami Vegan n’est pas une mince affaire. Mais ce que je tiens à souligner, car j’aimerais que l’on arrête de prendre les gens pour des débiles, c’est que VEGAN ne signifie PAS naturel. Et que NATUREL ne signifie PAS VEGAN. La lanoline est particulièrement naturelle, elle n’a rien de VEGAN. Mais qu’en est-il des marques qui utilisent l’outil marketing du VEGAN? Sont-elles pour autant naturelles?

Je vous propose de découvrir cela lors du prochain billet. Comme une petite maline que je suis, j’ai préféré découper l’article, qui je pense sera trop long pour un format billet de blog. Est-ce que vous pensez que c’est judicieux? Merci.

Ce qu’on se tartine sur le visage: entre mythe et réalité

Bonjour à toutes et à tous!

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Aujourd’hui n’est plus coutume, je poste un billet sur ce blog. Ma vie a été fort agitée ces derniers temps, et j’ai du faire pas mal de ménage autour de moi, faire des choix importants.

Forte de ma capacité à dormir peu, je voulais insuffler une nouvelle vie à ce blog en lui faisant prendre une orientation qui me tient à coeur et qui me motive assez pour continuer à poster. Et oui, des fois il faut savoir s’écouter et évoluer.

Avec ma vie professionnelle agitée, je n’ai pas beaucoup maquillé en shooting cette année. Donc EXIT les photoshootings.

Mes goûts ont évolué aussi, et je ne porte presque plus de maquillage si je ne suis pas amenée à sortir. Et quand je sors, c’est du nude, peu d’artistique comme je ne participe plus beaucoup à des collaborations (pff, et ça me manque) ou à des concours.

Mais adaptons-nous. J’ai, ces temps-ci, passé pas mal de temps à tenter de comprendre les mouvances du marché actuel de la cosmétique en Europe. Bien entendu, force est de constater que les problématiques de produits naturels se sont encore plus développées depuis que je suis partie de France.

Cela fait depuis longtemps maintenant que je tente de comprendre ce qui se passe dans nos tubes de rouge à lèvres. Alors j’ai été amenée à bouquiner beaucoup sur le sujet. D’ailleurs, ça va que je n’ai pas de famille à charge (la charge, c’est plutôt moi ^^°) ou encore de petit ami, car il y aurait du conflit dans l’air au vu de mes heures de lecture. Cependant, qu’on se le dise, je reste juste une étudiante curieuse qui met son nez de partout dès qu’il est question de chimie. Agroalimentaire, cuisine, santé, chimie, bombes artisanales (non je rigole! … quoique…). Dès que des réactifs ont un potentiel explosif, quelle joie!

Donc, revenons à nos mouton. Je rentre en Europe et je vois qu’on s’intéresse encore plus au naturel et au "fait maison". Alors, en bobonne que je suis, j’essaye de m’informer. Et là, quelle n’est pas ma stupeur! Je me suis vilainement rendue compte qu’on lit TOUT ET N’IMPORTE QUOI concernant les produits cosmétiques. D’abord, j’ai globalement trouvé assez peu de sites de référence qui nous aideraient à démêler les compositions de nos produits cosmétiques. Amis de l’observatoire des cosmétiques, si vous me lisez, votre site est un puré de bazar. Et puis j’ai surtout trouvé beaucoup d’idéologie de part et autre des grands débats.

D’un côté, les industriels.

Moi: Bonjour monsieur l’industriel. Je vous admire beaucoup, habituellement je travaille beaucoup avec des gens comme vous. Dites moi que vous ne portez pas atteinte à ma santé, ça me ferait mal au coeur.

Lui (je n’aime pas l’imaginer bedonnant aux cheveux épars sur son crâne luisant, alors disons que c’est un garçon plein de bon coeur, rieur, pas hypocrite pour trois sous): Mais non voyons, nous faisons face à de terribles problèmes réputationnels actuellement! Comment voulez-vous que l’on porte atteinte à votre santé? Tous les produits que nous mettons dans les cosmétiques sont savament dosés, et nous respectons la législation.

Moi: Pour sûr, pour sûr mon bon monsieur sourire fraicheur menthe des sapins. Mais, il s’avère que lorsque je sors apprêtée, avec mon rouge à lèvre, mes crèmes, mes produits de teint, mon vernis à ongle, fraichement lavée avec du shampoing, après avoir fait la vaisselle en oubliant de mettre mes gants, avoir passé ma fraiche mimine sur le lavabo fraichement récuré… Pouvez vous m’assurer qu’avec l’accumulation de tous ces gestes, je ne suis pas un peu… contaminée?

Lui: (sourire fraicheur fraichement évaporé) J’aimerais pouvoir vous le certifier…

Moi: (le coupant) Et êtes-vous absolument certain de pouvoir me certifier que l’assemblage des molécules effectué dans ces produits, qui ne sont autre que des réactifs dans une réaction chimique assez complexe, ne crée aucun produit, co-produit ou surtout, sous-produit chimique qui pourrait compromettre ma santé ou encore foutre une sacrée baffe au petit cours d’eau qui passe derrière ma maison.

Lui est déjà parti depuis longtemps se coucher, il a une dure journée qui l’attent à l’usine demain. En réalité, ce n’est pas qu’il ne souhaite pas m’écouter. Ca, c’est une autre histoire dont je vous parlerez plus tard. Revenons-en à l’idéologie.

Mme Végé, une amie à moi (j’ai beaucoup d’amis végé, ce sont des gens souvent éclairés et adorables) me dit quant à elle qu’elle achète tous ses produits chez des marques reconnues et certifiées, qu’elle fait ses propres recettes. Moi, j’ai bien entendu les yeux plein de petites étoiles qui luisent doucement dans l’obscurité, parce que Mme. Végé, elle parle bien et elle parle avec le coeur. A elle de me rajouter en conclusion de ses explications: "c’est naturel tu comprends, c’est mieux pour notre santé". Et puis elle me brandi avec fierté sa dernière trouvaille Made in les USA: le OCC Lip Tar. "Et regarde, ça c’est encore plus mieux bien, c’est Vegan".

A ce moment là, elle ne comprend pas pourquoi toutes les étoiles se sont éteintes, pourquoi j’adopte une mine renfrognée. Et à moi de lui chuchoter:

" Toi aussi, ma chérie de Mme Végé, toi aussi tu t’es bien faite bouffer le cerveau".

Et paf! Promis, mon post sur les OCC Lip tars est à suivre d’ici deux jours! Bienvenue de nouveau sur mon blog! Y’a plein de gens qui ont écrit des livres à cet effet, mais rien à faire. C’est mon blog, alors j’y rédige ce que je veux :)!

La suite? C’est ici que ça se passe!

Tea Time, Heritage Rouge, Pink Pearl

 

Certains matins, tu te lèves et tu te demandes comment tu peux avoir des idées aussi farfelues d’association de couleurs. Bon, après, ça passe ou ça casse, selon les goûts, mais de mon côté j’ai bien aimé l’effet duochrome de ce maquillage.

J’ai travaillé avec Tea Time de MAC en externe et en banane, un peu en interne également, puis j’ai posé héritage rouge et Pink Pearl qui donne le peps du maquillage, le tout sur un crayon féline dégradé au doigt comme base de maquillage. J’ai retravaillé avec Shadow Lady en ras de cil pour foncer un peu le temps. Mon appareil bouffe toujours bien les couleurs, mais je pense que ça donne une petite idée. Comme Tea Time est un brun melon assez chaud, j’ai trouvé que les couleurs complémentaires se marient finalement plutôt pas mal.

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